Location & loyers

Encadrement des loyers 2026 : 37 % des annonces dépassent le plafond, un record à Paris

Selon le 6e baromètre de la Fondation pour le logement publié le 3 septembre 2026, 37 % des annonces de location dépassent le plafond dans les villes qui appliquent l’encadrement des loyers, contre 32 % en 2025 et 28 % en 2024. À Paris, la part passe de 31 % à 46 % en un an ; Montpellier est à 12 %,

IPRédaction ImmoPortail|Publié le 5 septembre 2026|2 min de lecture

Dans les villes qui appliquent l’encadrement des loyers 2026, 37 % des annonces dépassent le loyer maximal autorisé, contre 32 % en 2025 et 28 % en 2024. C’est le résultat du sixième baromètre de la Fondation pour le logement (ex Fondation Abbé Pierre), publié le 3 septembre 2026 à partir de plus de 10 000 annonces parues entre août 2025 et août 2026 dans près de 70 communes. Paris décroche pendant que les métropoles régionales rentrent dans le rang.

Encadrement des loyers 2026 : Paris à 46 %, Montpellier à 12 %

Graphique en barres : part des annonces au-dessus du plafond de loyer par territoire en 2026, de 12 % à Montpellier à 61 % à Plaine Commune

À Paris, la part des bailleurs qui dépassent le loyer-plafond est passée de 31 % à 46 % en un an, un record pour la capitale. En banlieue, Est Ensemble affiche 36 % et Plaine Commune 61 %. Les résultats s’améliorent en revanche à Montpellier (12 %), Bordeaux (17 %), Lille (25 %) et Lyon-Villeurbanne (26 %). Parmi les territoires entrés plus récemment dans le dispositif, le Pays basque est à 30 % et Grenoble à 43 %.

Des dépassements plus fréquents mais moins élevés

Le montant moyen du dépassement recule, de 192 euros à 159 euros par mois en un an. La dégradation est la plus marquée dans les logements loués vides, par des particuliers et à Paris.

Les écarts se multiplient donc sans se creuser, ce qui complique le contrôle pour un locataire : quelques dizaines d’euros au-dessus du plafond passent plus facilement inaperçus qu’un écart massif.

Ce que peut faire un locataire

Dans une commune encadrée, le bail doit mentionner le loyer de référence majoré applicable au logement. Un loyer supérieur n’est admis qu’avec un complément de loyer justifié par des caractéristiques exceptionnelles, que le locataire peut contester. La première étape est la commission départementale de conciliation, gratuite. La saisine du juge et le signalement au préfet, qui peut sanctionner le bailleur, viennent ensuite. Ces règles générales ne remplacent pas l’examen d’un contrat précis.

Une expérimentation qui s’achève en novembre 2026

Le compteur de l’expérimentation issue de la loi ELAN s’arrête en novembre 2026 si aucune loi n’est adoptée d’ici là. La Fondation demande à la fois de faire respecter le dispositif et de le prolonger. Pour les repères durables sur le loyer, le bail et ses révisions, le guide de la location d’ImmoPortail et l’article sur l’IRL du deuxième trimestre 2026 complètent cette actualité.

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Rédaction ImmoPortail

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