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30 octobre 2026
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Droit & fiscalité
Depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif est exigé des copropriétés de 50 lots au plus (permis déposé avant 2013), après les plus de 200 lots en 2024 et les 50 à 200 lots en 2025. Avant d'acheter en copropriété, l'acquéreur doit recevoir notamment les procès-verbaux des trois dernières assemblée

Depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés de 50 lots au plus dont le permis de construire a été déposé avant 2013 doivent à leur tour disposer d'un DPE collectif. C'est le dernier palier d'un calendrier ouvert en 2024 pour les grands immeubles, et il change la façon d'acheter en copropriété : le dossier remis par le vendeur dit désormais beaucoup plus clairement ce que l'immeuble va coûter dans les dix prochaines années. Encore faut-il savoir le lire.
Ce chapitre du guide « Copropriété, droit et fiscalité » passe en revue les pièces à réclamer, la lecture des charges et les travaux à anticiper, en datant chaque obligation.
La liste des documents à transmettre à l'acquéreur a été fixée par la loi ALUR de 2014, puis complétée par la loi Climat et résilience de 2021. Elle tient en trois familles.
Sur la surface, la règle mérite d'être connue : si elle est inférieure de plus de 5 % à celle indiquée dans l'acte, l'acquéreur peut demander au juge une baisse du prix proportionnelle aux mètres carrés manquants, dans un délai d'un an après la signature de l'acte authentique.
La loi Climat et résilience a introduit deux outils qui pèsent directement sur la valeur d'un lot. Le DPE collectif mesure la performance énergétique de l'immeuble entier. Le plan pluriannuel de travaux (PPT) liste les travaux à mener sur une période de dix ans, à partir de ce DPE et d'un diagnostic du bâti.
| Taille de la copropriété | DPE collectif exigé depuis |
|---|---|
| Plus de 200 lots | 1er janvier 2024 |
| De 50 à 200 lots | 1er janvier 2025 |
| Jusqu'à 50 lots | 1er janvier 2026 |
Le DPE collectif vise les immeubles dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Le projet de PPT est, lui, désormais obligatoire en métropole pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans, quelle que soit leur taille, avec une dispense lorsqu'un diagnostic technique global ne prévoit aucun travaux sur dix ans. Les départements d'outre-mer suivent un calendrier décalé.
Le point le plus concret pour un acheteur tient au fonds de travaux : lorsqu'un plan a été adopté, la cotisation annuelle ne peut être inférieure ni à 2,5 % du montant des travaux prévus, ni à 5 % du budget prévisionnel. Un plan ambitieux se traduit donc mécaniquement par des appels de fonds plus élevés, et c'est ce montant, plus que le prix au mètre carré, qui dira si le lot reste dans votre budget.
Les charges générales (entretien des parties communes, assurance de l'immeuble, honoraires du syndic) sont réparties selon la valeur relative de chaque lot, exprimée le plus souvent en tantièmes. Tout le monde paie : le rez-de-chaussée participe à la toiture, le dernier étage aux espaces verts. Les charges spéciales concernent les services et équipements communs, ascenseur ou chauffage collectif, et se répartissent selon l'utilité de l'équipement pour chaque lot. Un appartement au premier étage paie souvent moins d'ascenseur qu'un sixième, et c'est normal.
Le budget prévisionnel, voté chaque année en assemblée générale, couvre les dépenses courantes. Les provisions correspondantes sont en principe appelées au premier jour de chaque trimestre. Les travaux importants, eux, sortent de ce budget et font l'objet d'appels distincts, selon les modalités votées. Comparez donc les deux colonnes sur les deux derniers exercices : des charges courantes stables mais des appels hors budget réguliers signalent un immeuble qui rattrape un retard d'entretien.
Les procès-verbaux d'assemblée générale sont le document le plus parlant du dossier. Repérez les résolutions de travaux adoptées, celles reportées d'une année sur l'autre (ravalement, toiture, colonnes d'eau), les mentions d'impayés et les procédures judiciaires en cours. Une résolution rejetée trois années de suite n'a pas disparu : elle reviendra, souvent plus chère.
Pour les travaux déjà votés mais pas encore appelés, la répartition entre vendeur et acheteur se règle dans le compromis. Faites-la écrire noir sur blanc plutôt que de la découvrir dans l'état daté. Ce document, établi par le syndic au moment de la vente, récapitule les sommes dues ; ses frais sont à la charge du vendeur et plafonnés à 380 euros depuis le 1er juin 2020.
Le syndic, professionnel ou bénévole, exécute les décisions de l'assemblée, tient les comptes, prépare le budget et fait établir les documents techniques. Le conseil syndical, composé de copropriétaires élus, l'assiste et contrôle sa gestion, notamment lors de la préparation du budget prévisionnel. Une copropriété sans conseil syndical actif, ou dont le syndic change souvent, mérite une lecture plus attentive des procès-verbaux.
Acheter en copropriété revient à acheter un appartement et une part d'immeuble, avec son histoire et ses projets. Depuis que DPE collectif et plan pluriannuel couvrent aussi les petites copropriétés, l'information existe ; elle ne sert qu'à condition d'être lue avant le compromis. Le guide Acheter, la fiche consacrée au compromis de vente et le lexique de la copropriété permettent d'aller plus loin. Pour un dossier complexe, faites relire les pièces par votre notaire avant de vous engager, et vérifiez auprès de lui les règles en vigueur à la date de la vente.
Rédaction ImmoPortail
La rédaction d’ImmoPortail suit l’actualité immobilière française à partir de sources publiques et professionnelles de référence, puis met à jour ses guides lorsque les règles, barèmes ou données évoluent.
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